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Tout savoir sur la countach : histoire, performances et héritage en 2025
Lorsqu’on évoque la Lamborghini Countach, ce n’est pas seulement une voiture de sport que l’on décrit, mais une rupture totale dans l’histoire du design automobile. Dévoilée sous forme de prototype au salon de Genève en 1971, elle a provoqué une onde de choc telle que son nom dérive d’une exclamation d’argot piémontais signifiant « Fabuleux ! ». Contrairement à la majorité des modèles de la marque qui portent des noms de taureaux, celle-ci porte le nom de l’émotion brute qu’elle suscite. En 2026, cette icône conserve une aura mystique, représentant l’âge d’or de la mécanique analogique et de l’audace italienne sans compromis.
Genèse et histoire de la Lamborghini Countach : une révolution signée Gandini
Pour comprendre l’impact de ce chef-d’œuvre, il faut se replacer dans le contexte du début des années 70. Ferruccio Lamborghini souhaite une remplaçante à la magnifique, mais vieillissante, Miura. Il confie cette tâche à la carrosserie Bertone, et plus précisément au crayon génial de Marcello Gandini. L’objectif est clair : créer une rupture stylistique radicale. Fini les courbes sensuelles de la Miura, place aux angles vifs, au profil en coin (le fameux « Wedge Design ») et à une architecture pensée pour la vitesse pure.
La silhouette de la Countach est reconnaissable entre mille, notamment grâce à son pare-brise ultra-plat et ses surfaces géométriques. Mais au-delà du style, c’est l’architecture moteur V12 en position longitudinale arrière (d’où le sigle LP) qui définit son caractère. Cette disposition, couplée à une boîte de vitesses placée devant le moteur pour une meilleure répartition des masses, était une prouesse d’ingénierie supervisée par Paolo Stanzani. Le châssis tubulaire complexe remplace la structure monocoque de la Miura, offrant une rigidité nécessaire pour encaisser la puissance de la bête.
L’évolution des performances de la Countach au fil des décennies
La carrière de la Countach s’étend sur une période exceptionnellement longue, de 1974 à 1990, durant laquelle elle n’a cessé de se muscler pour rester la référence des supercars. La première version, la LP400 « Periscopio », est souvent considérée comme la plus pure esthétiquement, avec son V12 de 4 litres développant 375 chevaux. C’est une voiture fine, dépourvue d’élargisseurs d’ailes, capable d’atteindre des vitesses hallucinantes pour l’époque grâce à son aérodynamisme soigné.
Cependant, la demande pour plus d’adhérence et un look plus agressif a conduit à l’apparition de la LP400 S en 1978. C’est ici que l’image de la Countach telle qu’on la connaît dans la culture populaire se cristallise : pneus Pirelli P7 ultra-larges, élargisseurs d’ailes en fibre de verre et souvent, cet aileron arrière en V optionnel qui, ironiquement, réduisait la vitesse de pointe mais augmentait le facteur « wow ». La course à la puissance a continué avec la LP500 S, puis a culminé avec la 5000 Quattrovalvole (QV) en 1985, dont le moteur de 5,2 litres à quatre soupapes par cylindre délivrait 455 chevaux, permettant d’abattre le 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes.
Voici un comparatif technique des évolutions majeures qui jalonnent l’histoire de ce modèle mythique :
| Modèle 🏎️ | Année de production 📅 | Moteur ⚙️ | Puissance (ch) 🐎 | Spécificité notable ✨ |
|---|---|---|---|---|
| LP400 | 1974 – 1978 | V12 3.9L | 375 | Design pur, toit « périscope » |
| LP400 S | 1978 – 1982 | V12 3.9L | 353 | Élargisseurs d’ailes, pneus larges |
| LP500 S | 1982 – 1985 | V12 4.8L | 375 | Augmentation de cylindrée, couple amélioré |
| 5000 QV | 1985 – 1988 | V12 5.2L | 455 | 4 soupapes/cylindre, carbus verticaux |
| 25e Anniversaire | 1988 – 1990 | V12 5.2L | 455 | Restyling aérodynamique par Horacio Pagani |
Héritage culturel et réalité de la conduite en 2026
Au-delà des fiches techniques, la Countach a marqué l’imaginaire collectif par sa présence dans la car culture et au cinéma. Qui n’a pas en tête l’image de la LP400 S noire fonçant à travers les États-Unis dans « L’Équipée du Cannonball », ou la 25e Anniversaire blanche immaculée dans « Le Loup de Wall Street » ? Elle était la star des posters dans les chambres d’adolescents des années 80, symbolisant le succès, l’excès et la vitesse. Aujourd’hui, en 2026, posséder une Countach relève autant de l’investissement patrimonial que de la passion pour l’art mécanique.
Pourtant, conduire une Countach demande une véritable implication physique. Ce n’est pas une supercar moderne aseptisée. La direction est lourde, l’embrayage exigeant, et la visibilité arrière est quasi inexistante, obligeant souvent les conducteurs à s’asseoir sur le seuil de porte, portière ouverte, pour manœuvrer en marche arrière. C’est une machine qui se mérite, qui chauffe, qui vibre et qui chante une mélodie mécanique que l’électrification moderne ne pourra jamais reproduire. C’est cette authenticité brute qui attire les collectionneurs actuels.

Les caractéristiques qui forgent la légende
Ce qui rend la Countach unique, c’est une combinaison d’éléments audacieux qui n’avaient jamais été rassemblés sur un véhicule de série auparavant. Ces choix techniques et esthétiques ne sont pas de simples détails, mais l’essence même de l’ADN Lamborghini qui perdure encore sur les modèles actuels comme la Revuelto.
- 🚪 Portes en élytres (Scissor Doors) : Signature absolue de la marque, elles ont été conçues initialement pour palier la largeur du châssis tubulaire, mais sont devenues un emblème de style.
- 📐 Design « Wedge » : Une forme en coin agressive qui semble fendre l’air même à l’arrêt, inspirée par le concept Alfa Romeo Carabo.
- 🔊 Sonorité du V12 Bizzarrini : Un moteur légendaire offrant une symphonie mécanique, des borborygmes au ralenti aux hurlements à 7000 tours/minute.
- 🕹️ Architecture mécanique : La boîte de vitesses logée dans l’habitacle, sous le bras droit du conducteur, offre une commande directe et virile.
- 👀 Rétroviseur périscopique : Une innovation fascinante des premiers modèles LP400, utilisant un tunnel dans le toit pour voir vers l’arrière.
L’héritage de la Countach est si puissant que Lamborghini a ressuscité le nom en 2021 avec la LPI 800-4, une série limitée hybride rendant hommage au design originel. Bien que technologiquement à des années-lumière, avec ses 814 chevaux et son accélération fulgurante, elle prouve que l’esprit de 1974 est immortel. Pour le mécanicien passionné ou le collectionneur, la Countach originale reste le « Saint Graal », une pièce d’histoire qui rappelle une époque où les ingénieurs et les designers avaient carte blanche pour repousser les limites du possible.
Pourquoi la Countach est-elle si difficile à conduire ?
La Countach est une voiture de conception ancienne sans assistance moderne. La direction est lourde car non assistée, l’embrayage demande beaucoup de force, et la boîte de vitesses à grille nécessite un guidage précis. De plus, la visibilité arrière est quasi nulle à cause du capot moteur et de la petite lunette arrière, rendant les manœuvres complexes.
Quelle est la version de la Countach la plus recherchée par les collectionneurs ?
La version la plus convoitée est généralement la toute première, la LP400 ‘Periscopio’ (1974-1978), produite à seulement 158 exemplaires. Son design pur, sans aileron ni élargisseurs, et sa rareté en font le modèle le plus valorisé sur le marché des enchères en 2026.
Quelle est la différence entre la Countach originale et la LPI 800-4 ?
La Countach originale (1974-1990) est une supercar analogique avec un V12 atmosphérique et une boîte manuelle. La LPI 800-4, sortie en 2021, est un hommage moderne basé sur la plateforme de la Sián. Elle utilise une motorisation hybride V12 couplée à un supercondensateur, développant plus de 800 chevaux, avec une transmission intégrale et une boîte robotisée.
Que signifient les lettres LP dans le nom des modèles Lamborghini ?
L’acronyme LP signifie ‘Longitudinale Posteriore’. Cela fait référence à la position du moteur : monté longitudinalement (dans le sens de la longueur de la voiture) et en position arrière (derrière le conducteur mais devant l’essieu arrière), une disposition qui favorise l’équilibre des masses.
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